34 min
de Céret à Perpignan
34,8 M€
d’investissement pour l’infrastructure
8 haltes
prévues
−85 %
de CO₂ par rapport à la voiture
Le tracé et les communes desservies
La ligne compte 8 haltes, de Céret (zone Ullrich) à la gare SNCF de Perpignan.
- Céret (zone Ullrich)
- Saint-Jean-Pla-de-Corts
- Le Boulou
- Banyuls-dels-Aspres
- Ortaffa / Brouilla
- Elne
- Perpignan Université
- Perpignan gare SNCF
Dix communes proches de la ligne en profiteraient directement : Maureillas-las-Illas, Montesquieu-des-Albères, Villelongue-dels-Monts, Laroque-des-Albères, Saint-Genis-des-Fontaines, Tresserre, Saint-Jean-Lasseille, Villemolaque, Palau-del-Vidre et Passa.
Dix communes du Haut Vallespir y auraient accès grâce à des bus en correspondance au terminus de Céret : Amélie-les-Bains, Montbolo, Arles-sur-Tech, Corsavy, Montferrer, Serralongue, Le Tech, Saint-Laurent-de-Cerdans, Coustouges et Prats-de-Mollo.
Un vrai besoin
Un territoire qui grandit
7 644 habitants de plus autour de la ligne entre 1990 et 2020, et 1 875 de plus attendus d’ici 2050. Perpignan concentre 47 % des emplois salariés du département. Environ 4 200 personnes font chaque jour le trajet entre le Vallespir et l’agglomération pour travailler (estimation 2023), 34 % de plus qu’en 2006.
La voiture, faute de mieux
Environ 80 % des trajets domicile-travail se font en voiture. Un aller-retour quotidien Céret – Perpignan, c’est deux semaines par an au volant et 1 507 € de carburant. Dans le Vallespir, 76 % des gaz à effet de serre viennent du transport routier, contre 28 % en moyenne en France métropolitaine.
Une ligne prête à revivre
La voie n’a jamais été démontée. Entre Elne et Le Boulou, elle est entretenue, électrifiée, et des trains de marchandises y roulent à 75 km/h. Du Boulou à Saint-Jean-Pla-de-Corts, les rails sont toujours en place.
La ligne n’a qu’une voie. Les trains peuvent se croiser en gare d’Elne, en gare du Boulou, et sur une voie de croisement à créer à hauteur d’Ortaffa / Brouilla.
L’étude découpe la ligne en trois tronçons :
- D’Elne au Boulou : quelques travaux d’entretien suffisent (tasser le ballast, rectifier les rails).
- Du Boulou à la zone d’activités de Céret : gros travaux. Rails, traverses et ballast sont à remplacer, et cinq petits ponts à vérifier.
- De la zone d’activités à l’ancienne gare de Céret : ce tronçon est devenu une voie verte. L’étude ne le reprend pas (viaduc sur le Tech, quartiers construits depuis). Le terminus est donc placé à la zone d’activités.
Les horaires imaginés
Un train de voyageurs par heure dans chaque sens, en plus d’un train de marchandises, sans qu’ils se gênent :
- au départ de Perpignan, de 5 h 17 à 21 h 17 ;
- au départ de Céret, de 6 h 08 à 22 h 08, soit 17 trains dans chaque sens.
Le train continue la desserte TER Perpignan – Elne jusqu’à Céret : pas de changement à Elne. Le trajet dure 34 minutes. La voie de croisement d’Ortaffa / Brouilla permet d’absorber jusqu’à 15 minutes de retard.
Ces horaires sont une hypothèse de l’étude de faisabilité, pas un service existant.
Ce que coûtent les travaux
Estimation hors taxes, qui ne comprend pas l’électrification du Boulou à Céret (environ 7 km, 10 M€ de plus).
| Poste | Montant HT |
|---|---|
| Voie d’Elne au Boulou | 1 600 000 € |
| Voie du Boulou à Céret | 13 600 000 € |
| Haltes | 2 250 000 € |
| Voie de croisement | 10 350 000 € |
| Signalisation et sécurité | 7 000 000 € |
| Total infrastructure | 34 800 000 € |
Ce que le train changerait
Pour le climat
Par voyageur et par kilomètre, le train émet 85 % de CO₂ en moins qu’une voiture thermique. La ligne éviterait environ 6 % des émissions routières du Vallespir.
Pour les déplacements
L’étude compte 4 271 voyageurs potentiels : 3 377 actifs, 385 étudiants et 509 seniors. Entre 2 700 et 4 500 allers-retours en voiture seraient évités chaque jour.
Pour la collectivité
Moins de bruit, d’accidents et de pollution : l’étude chiffre ces coûts évités entre 0,9 et 1,2 M€ par an. À ce rythme, l’infrastructure serait remboursée en 30 à 40 ans.
Qui pourrait financer ?
- Le contrat de plan État-Région Occitanie. Son volet mobilités, signé le 4 avril 2025, engage plus de 1,5 Md€ jusqu’en 2027 (656 M€ de l’État, 532 M€ de la Région). Environ 70 % de cette somme va au rail et aux transports collectifs.
- Les fonds européens, notamment le FEDER, qui finance des projets de transport en Occitanie.
- L’État. En février 2023, le gouvernement a annoncé un plan de 100 Md€ pour le ferroviaire d’ici 2040, avec une priorité aux trains du quotidien.
- France 2030, qui soutient les trains légers adaptés aux petites lignes.
(Source des chiffres : étude de faisabilité Progexa, Proneos, Cerec Engineering et Traject, présentée en 2024.)
